Le couvent de Mike Mendez, 2000

Publié le par François Declercq

Le couvent | 2000
Titre V.O: The Convent
Pays: Etats-Unis
Genre: Horreur
Durée: 84 min
Réalisation: Mike Mendez
Production: Jed Nolan
Scénario: Chaton Anderson
Image: Jason Lowe
Montage: John Rosenberg
Musique: Joey Bishara, Joseph Bishara
Interprétation: Joanna Canton, Richard Trapp, Dax Miller, Renée Graham, Adrienne Barbeau...

Studio Production: /

Budget: /

Thème:
Zombies / Démons / Sorcellerie et occulte

Bande annonce

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Synopsis
En 1959, un prêtre et ses nonnes sont brutalement massacrés dans un couvent. Quarante ans plus tard, une bande de jeunes, en recherche de frissons, entre dans le couvent, désormais abandonné, et réveille les esprits démoniaques des victimes du massacre.
Avis Ciné Annales
Par Illfurt

Pour son troisième long-métrage, Mike Mendez décide de s'attaquer à un ensemble plutôt qu'à un genre particulier. Nous retrouvons des zombies démoniaques qui sont, en fait, des cadavres possèdés par des nonnes satanistes défuntes quarante années auparavant. A côté de ça, Mendez mèle un contexte occulte avec des rituels sataniques au décor des teen movies des années 1990.

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Si l'on prend Le couvent au sérieux, on risque de passer à côté de quelque chose puisque c'est un film à regarder au deuxième, voire troisième degré. En effet, le script, écrit par Chaton Anderson, est plutôt mauvais. On se demande alors si l'on rit du fait de cette médiocrité, ou si le film est simplement comique. Le script paraît être intentionnellement pitoyable car si Le couvent rend hommage à plusieurs films d'horreur, d'un autre côté, il se moque, quelque peu, des stéréotypes du genre (et dans un certain sens de la société). Ici, les adeptes du satanisme sont des personnages, soit sympathiques, soit pitoyables. Il existe alors un réel contraste entre ceux qui se prennent pour des disciples de Satan et ceux qui le sont véritablement, car eux ne sont en rien attirants ou rigolos.

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La mise en scène de Mendez pourrait en repousser certains. En effet, les possessions se font de manière assez étranges, les cadavres gigotent comme de raveurs sous extasy. La bande sonore est, elle aussi, dans cette lignée (electro et bizarre) et des lumières viennent éclairer certaines parties du décor, où l'on retrouve des éléments verts, bleus, roses ou oranges fluo. Dans un certain sens, cet aspect nuit au film car les scènes de meurtre ainsi que les scènes gores se déroulent de manière peu conforme, mais d'un autre sens cela ajoute plus de démence à l'oeuvre en général.

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Dans l'ensemble, Le couvent est un film bourré d'humour mais aussi de quelques frissons. La mise en scène est peu commune et originale, même un peu trop. Le couvent est un film qui se laisse regarder, et on apprécie notamment la présence d'Adrienne Barbeau, vétéran du genre.
Note Ciné Annales
Illfurt:
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