Leprechaun de Mark Jones, 1993

Publié le par François Declercq

Leprechaun | 1993
Titre V.O: Leprechaun
Pays: Etats-Unis
Genre: Horreur
Durée: 92 min
Réalisation: Mark Jones
Production: Jeffrey B. Mallian
Scénario: Mark Jones
Image: Levie Isaaks
Montage: Christopher Roth
Musique: Kevin Kiner, Robert J. Walsh
Interprétation: Warwick Davis, Jennifer Aniston, Ken Olandt, Mark Holton...

Studio Production: Trimark Pictures

Budget: $0,9 millions

Thème:
Slasher

Bande annonce

Leprechaun
Synopsis
Un homme revient d’Irlande avec une bourse d’or qu’il a volé à un Leprechaun, ou farfadet. Malheureusement, la petite créature lui a suivit et après un combat acharné, l’homme parvient à emprisonner le farfadet dans une caisse en bois, à l’aide d’un trèfle à quatre feuilles. Dix ans plus tard, une famille emménage dans la maison et elle libère le Leprechaun qui n’a qu’une envie, récupérer son or.
Avis Ciné Annales
Par Illfurt

Il est petit, vert mais diablement efficace.

Au cours des années 1980, le sous-genre horrifique qu’est le slasher n’a cessé d’exploiter tous types d’univers afin de créer des monstres originaux. D’un garçon noyé au maître des cauchemars, en passant par une poupée animée par l’esprit d’un tueur en série et même un homme génétiquement modifié par le Vatican, toutes les idées sont bonnes pour faire naître la peur chez le spectateur. En 1993, le sous-genre est sur une pente raide, il devient de plus en plus fade et est au point mort depuis la fin des années 1980. Donc lorsque Mark Jones tente une nouvelle fois de faire revivre le genre, on peut s’attendre au pire.

De plus, son monstre, issu de légendes ancestrales irlandaises, peut paraître assez ridicule en comparaison de Myers, Jason et autre Freddy. Son monstre à lui, c’est tout simplement un ‘leprechaun’. Un petit lutin vert qui nettoie les chaussures contre une pièce d’or, il enterre ensuite cet or au pied des arcs-en-ciel. Si jamais un homme a le malheur de découvrir cet or, il sera immédiatement pris en chasse par ce lutin prêt à tout pour le récupérer. Mais comment peut on avoir peur d’un lutin d’un mètre ?

Toutefois, Jones fait preuve de créativité. Pour incarner son ‘leprechaun’, il fait appel à Warwick Davis, le très charismatique acteur qui avait déjà joué Wicket (l’Ewok phare de la saga Star Wars) et le héros du film Willow. Ce choix va permettre à Leprechaun de devenir un film supérieur aux attentes. Davis incarne parfaitement son personnage, le rendant attirant par son gestuel et ses paroles. Le lutin ne cesse de sortir des feintes (parfois pitoyables) sur ce qui se passe autour de lui. Ce petit côté farceur, qui n’est pas sans rappeler Freddy, va ajouter un petit plus au film, un aspect comique qui empêchera le long-métrage de basculer dans l’humour de part son ridicule.

Nous assistons alors à 90 minutes de traque entre le ‘leprechaun’ et un groupe de personnes, dont une très jeune Jennifer Aniston, en possession d’une pièce d’or. Au cours du film, le lutin va éliminer plusieurs personnages à la manière des slashers tout en rendant ces situations drôles et délirantes.

Dans l’ensemble, Leprechaun est un slasher intéressant à un moment où le genre est en bout de souffle. L’originalité du script, accouplé de la prestation de Warwick Davis, permet à Mark Jones de nous livrer un film bien équilibré entre l’humour et l’horreur mais qui, par moments, traîne un peu.
Note Ciné Annales
Illfurt:
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Cinémaniac:
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Films Apparentés
Leprechaun 2
Leprechaun 3
Leprechaun : Destination Cosmos
Leprechaun 5 – La malédiction
Leprechaun 6 – Le retour
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