Wishmaster de Robert Kurtzman, 1997

Publié le par François Declercq

Wishmaster | 1997
Titre V.O: Wishmaster
Pays: Etats-Unis
Genre: Horreur
Durée: 90 min
Réalisation: Robert Kurtzman
Production: Pierre David, Clark Peterson, Noël A. Zanitsch
Scénario: Peter Atkins
Image: Jacques Haitkin
Montage: David Handman
Musique: Harry Manfredini
Interprétation: Tammy Lauren, Andrew Divoff, Robert Englund...

Studio Production: Indépendant

Budget: $5 millions

Thème:
Slasher

Bande annonce

Wishmaster
Synopsis
Un riche antiquaire fait importer une statue du Moyen-Orient. Cependant, lors de son arrivée sur le sol américain, il y a un accident et la statue se brise. Un ouvrier découvre une pierre précieuse qui été dissimilée à l'intérieur. Lors d'analyses effectuées par des spécialistes sur la pierre, un Djinn apparaît et veut exaucer trois voeux a la personne qui lui a réveillé.
Avis Ciné Annales
Par Illfurt

Robert Kurtzman, magicien du maquillage et des effets spéciaux, décide, ici, de réaliser son deuxième film. Ce technicien, ayant travaillé sur des films allant de Evil Dead II à Une nuit en enfer, en passant par Pulp Fiction et Scream, obtient le soutien financier de son ami, Wes Craven. Ce duo avait déjà travaillé ensemble auparavant et on ressent immédiatement l’impact de Wes Craven sur la production.

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Kurtzman, plutôt que de nous offrir un slasher ordinaire et banal, décide de mettre en scène en monstre original et différent de ses compères. Lorsque l’on parle de génies, on imagine tout de suite le bonhomme bleu et comique de Walt Disney dans Aladin. Ici, Kurtzman nous offre un véritable génie, sous le nom de « Djinn », qui, selon les légendes orientales, est un véritable démon cherchant à répandre l’apocalypse sur la terre (le monstre en par ailleurs comparé à un maître de vampires*).

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L’idée est très bonne et fonctionne à merveille. La créature ne tue pas à l’aide de haches, de couteaux ou autres ustensiles découpants, mais avec les vœux de ses victimes, qu’il détourne à sa guise. Les effets spéciaux de Kurtzman sont encore une fois au rendez-vous rendant les morts réalistes et gores.

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Au-delà de l’histoire, c’est un véritable hommage à l’horreur que nous rend Kurtzman. Une panoplie d’acteurs du genre défile devant l’écran. Robert Englund (alias Freddy Krueger), Angus Scrimm et Reggie Bannister (Phantasm), Todd Todd (La nuit des morts-vivants, Candyman…), Kane Hodder (alias Jason Voorhees) et Ted Raimi (Darkman, L’armée des ténèbres…) ont tous un rôle dans le film, souvent de victime comme si le Djinn voulait imposer sa supériorité sur eux. Par ailleurs, les noms des personnages que sont Finney, Beaumont, Derleth et Demerest sont tous empruntés à des écrivains de romans de science-fiction des années 1950.

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Wishmaster est une réussite dans le genre. Là où Scream inspire un nom incalculable d’imitations, Wishmaster fait preuve d’une réelle originalité. Au lieu de devenir le membre de la série des slasher post-Scream, Wishmaster devient une œuvre à part entière différente et terriblement efficace. A ce jour, le film connaît trois suites qui n’ont jamais su égaler la qualité du film de Kurtzman.

* Voir la définition dans The Vampire Encyclopedia de Matthew Bunson.
Note Ciné Annales
Illfurt:
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Cinémaniac:
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