Premutos d'Olaf Ittenbach, 1997

Publié le par François Declercq

Premutos | 1997
Titre V.O: Premutos - Der gefallene Engel
a.k.a: Premutos: Lord of the Living Dead ; Premutos: The Fallen Angel
Pays: Allemagne
Genre: Horreur
Durée: 110 min
Réalisation: Olaf Ittenbach
Production: Olaf Ittenbach, Michael B. Muller, Andre Stryi
Scénario: Olaf Ittenbach
Image: Michael B. Muller
Montage: Ulf Albert
Musique: A.G. Striedl
Interprétation: Fidelis Atuma, Anke Fabre, Ingid Fischer, Ronald Fuhrmann...

Studio Production: Indépendant

Budget: /

Thème:
Zombies

Bande annonce

Premutos.jpg
Synopsis
Premutos, ange déchu, traverse les âges afin d'atteindre sa résurrection. Il prend possession à notre époque de Matthias, et ramène sur terre des hordes de morts-vivants, affamés de chair humaine.
Avis Ciné Annales
Par Schnapsy

Olaf Ittenbach, maître incontesté du gore avec son compatriote Andreas Schnaas depuis le départ de Peter Jackson du cinéma d'horreur, a pour ambition avec ce troisième film de réaliser le film le plus gore au monde. Ses deux précédents métrages, Black Past et The Burning Moon, allaient déjà très loin dans l'horreur graphique, et malgré un côté amateur, offraient au spectateur un spectacle divertissant et surtout dégoûtant.

Premutos se calque sur le modèle du film gore, Braindead de Jackson, avec une invasion de zombies, qui massacrent les vivants. Certes, là où Jackson arrivait à nous livrer un mélange humour/gore, le film d'Ittenbach se base principalement sur le second aspect. L'humour est pourtant présent, mais uniquement grâce à certaines situations débiles ou aux personnages caricaturés à mort, et non aux scènes gores comme dans Braindead. Ces personnages représentent la classe allemande moyenne, à savoir le père beauf, la mère poule stupide, la soeur obsédée, comme dans la majorité des films d'Ittenbach (une mention spéciale au père, excellent dans ce rôle de soldat).

Et le gore dans tout ça? Si la première partie se montre un peu avare en hémoglobine, elle contient quelques meurtres à l'arme blanche bien crades, et une reconstitution historique limite et contestable mais qui a le mérite de remplir de manière efficace la pellicule. La seconde partie verse enfin dans le vrai gore, et là on ne peut pas être déçus : ça tranche, découpe, explose, décapite, arrache dans tous les sens, et il semble être bien impossible de compter toutes les atrocités passées à l'écran, bien que le bodycount avant le générique soit d'une aide précieuse. Les effets spéciaux sont en général efficaces et réalistes, surtout vu le nombre de meurtres. Quand à la fin, elle se montre digne des meilleurs Z avec un char d'assaut explosant tous les zombies restant à l'intérieur de la maison.

En prime, Olaf nous offre une belle dédicace aux productions hollywoodienne et leurs happy-ends. Une oeuvre que tout fan de cinéma d'horreur, dont le gore qui tâche ne rebute pas, se doit de possèder dans sa dvdthèque, à côté de son illustre modèle du maître Jackson.
Note Ciné Annales
Schnapsy:
undefined
Films Apparentés

Liens externes

Publié dans Fiches Critiques

Commenter cet article